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Prix dans les supermarchés : les industriels de l'agroalimentaire ont obtenu de la grande distribution 1,5% de hausse
information fournie par Boursorama avec Media Services 22/04/2025 à 14:45

Les hausses les plus marquées concernent les produits à base de chocolat ou de café. L'épicerie salée, elle, a reculé.

( AFP / DENIS CHARLET )

( AFP / DENIS CHARLET )

Les industriels de l'agroalimentaire, à l'issue de négociations décrites comme particulièrement difficiles, ont obtenu une hausse moyenne de 1,5M des prix de la part de la grande distribution a indiqué mardi 22 avril l'observatoire du secteur, soulignant les difficultés à protéger les prix reversés aux agriculteurs. Ils demandaient une augmentation moyenne de 5,7%.

À l'issue des négociations, les supermarchés avaient affirmé avoir obtenu en moyenne une "quasi-stabilité" des tarifs auxquels ils achèteront une grande partie de ce qui garnira leurs rayons en 2025. Ces prix d'achat en gros ne correspondent pas forcément aux hausses constatées dans les supermarchés, qui dépendent des politiques commerciales des distributeurs.

Les industriels de l'agroalimentaire -PME, ETI et grands groupes- avaient eux regretté des négociations particulièrement ardues cette année et l'impossibilité pour eux de faire passer des hausses malgré une augmentation générale de leurs coûts de production et de la matière première agricole pour certains produits.

Les négociations commerciales, qui ont eu lieu du 1er décembre 2024 au 1er mars 2025, sont encadrées par la loi Egalim, censée mieux protéger le revenu des agriculteurs qui fournissent la matière première aux industriels (groupes privés ou coopératives) qui les transforment. L'opacité du processus rend difficile l'évaluation de l'impact d'Egalim sur la rémunération des agriculteurs et des voix s'élèvent pour "corriger" le texte, en accentuant notamment la transparence des uns et des autres. Les industriels ont plusieurs manières de justifier la part de la matière première agricole dans leurs produits et donc dans les hausses de prix demandées.

Mais l'Observatoire de la négociation commerciale (ONC) note que, en dehors du secteur laitier, les hausses de prix acceptées par la grande distribution ont souvent été "inférieures au niveau de matière première agricole déclaré par les industriels", avec dans certains cas des "baisses de prix".

"La non-négociabilité de la matière première agricole reste difficile à appliquer en dehors du secteur laitier", ajoute l'observatoire. Le secteur du lait est réputé pour être un bon élève sur Egalim, malgré un système complexe de calcul du prix du lait. Les revenus des producteurs ont d'ailleurs augmenté depuis l'entrée en vigueur de la loi.

Explosion du café et du chocolat

L'ONC regroupe les organisations professionnelles représentant les industriels (Ania, Feef, Ilec et Coopération agricole) et les enseignes de la grande distribution (FCD, FCA alimentaire), sous la houlette du médiateur des relations commerciales agricoles, Thierry Dahan. Dans le détail, pour 2025, les industriels avaient demandé en moyenne 5,7% de hausse, contre 4,5% en 2024. Les plus fortes hausses demandées (jusqu'à +10%) ont concerné les produits à base de café, de chocolat ou encore le jus d'orange , dont les cours mondiaux ont fortement augmenté.

L'observatoire précise que la hausse demandée a été moindre sur les produits laitiers, le beurre ou la viande bovine, bien que les industriels aient mis en avant des hausses de coûts de production sur ces produits.

La grande distribution n'a répondu qu'en partie à ces demandes, en acceptant une hausse moyenne de 1,5% des prix, avec des grandes disparités selon les produits.

Dans le secteur de l'épicerie salée, les industriels ont dû baisser leurs prix de 1,5%. La grande distribution a accepté des hausses de 2% sur les produits laitiers et de 4,5% sur l'épicerie sucrée, avec une hausse plus prononcée pour les produits à base de café et de chocolat.

42 milliards d'euros de chaiffre d'affaires

L'observatoire précise avoir examiné les données transmises par sept enseignes et quatre fédérations professionnelles et validé les résultats agrégés du traitement de ces données. Les négociations concernent uniquement les produits alimentaires de grande consommation à marque nationale, soit 42 milliards d'euros de chiffres d'affaires.

L'observatoire évalue aussi la satisfaction des répondants sur le déroulement général des négociations, passé de 3 sur une échelle de 5, à 2,4 en moyenne sur les quatre dernières années, "qui montre une dégradation durable du climat des négociations, plus marquée dans la perception des fournisseurs que dans celle des distributeurs".

Ce constat est d'autant plus nette pour la partie des négociations qui concerne la matière première agricole.

1 commentaire

  • 22 avril 15:24

    La baisse des énergies ( pétrole et électricité) ils la passent dans leur marge?


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